| | | | Auteur | Message |
|---|
Léo Admin

Age : 18 Inscrit le : 07 Mai 2008 Messages : 134 Localisation : Non loin de Limoges
| Sujet: manifestations du 24 Mai Sam 24 Mai - 16:58 | |
| Des milliers de parents, profs et élèves manifestent contre les suppressions de postes
PARIS (AFP) — Plusieurs milliers d'enseignants, lycéens et parents d'élèves (4.000, selon la police, 7.000 selon les organisateurs) ont manifesté samedi à Paris contre la politique éducative du gouvernement et les suppressions de postes à la rentrée 2008.
Le cortège est parti vers 14H30 du jardin du Luxembourg en direction de la place de la République. A sa tête, des manifestants tenaient une banderole portant l'inscription: "Face aux attaques contre le service public d'éducation, pour l'école, les jeunes, les personnels, une politique éducative ambitieuse, des emplois publics et des budgets à la hauteur".
Le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, celui d'UNSA-Education, Patrick Gonthier, Thierry Cadart (SGEN-CFDT), le président du syndicat lycéen UNL Florian Lecoultre et celui de la FCPE (parents) et de l'Unef, Jean-Jacques Hazan, ont défilé en tête du cortège.
L'ancien ministre socialiste de l'Education Jack Lang est également venu soutenir le début de la manifestation partie sous la pluie dans une ambiance bon enfant.
"Non, non, non, aux suppressions, oui, oui, oui, à plus d'éducation", scandaient certains manifestants, tandis que d'autres lançaient: "Elèves, parents, profs, même combat" ou encore "Darcos ne nous entend pas: résistance!".
Plusieurs établissements des 13e, 18e, 19e arrondissements de Paris, de Seine-Saint-Denis, des Hauts-de-Seine ou encore de Seine-de-Marne étaient représentés.
Les principales fédérations de l'Education, des parents d'élèves et les syndicats lycéens avaient appellé à "une grande journée nationale de manifestations" partout en France, sans appel à la grève, pour protester contre les suppressions de postes prévues à la rentrée.
Au total, 19 organisations, dont la FCPE, première fédération de parents d'élèves du public, cinq fédérations de l'Education (Ferc-CGT, FSU, Sgen-CFDT, UNSA-Education, SUD-Education), les deux syndicats lycéens (UNL et Fidl), l'Unef ou encore la Ligue de l'Enseignement, appellaient à cette "grande journée nationale de manifestations", dans un texte commun.
Principaux motifs de mécontentement: les 11.200 suppressions de postes inscrites au budget pour la rentrée ou encore les projets de programmes du primaire, qui traduisent, selon les syndicats, "une vision passéiste et rétrograde de l'école".
L'annonce par Nicolas Sarkozy du dépôt avant l'été d'un projet de loi instaurant un droit à l'accueil dans le primaire les jours de grève, au soir de la mobilisation du 15 mai, a aussi attisé les mécontentements. Pour ces organisations syndicales, ce projet remet "en cause les conditions d'exercice du droit de grève" et constitue "une diversion et une véritable provocation". Elles entendent donc "dénoncer l'absence de vraies réponses du ministre de l'Education aux revendications et exigences exprimées" lors des précédentes journées d'action.
De son côté, Xavier Darcos a tenté de désamorcer le conflit en faisant des propositions sur d'autres dossiers. Lundi, dans un courrier aux syndicats, il a fait valoir qu'il était "possible d'acter des améliorations concrètes en terme de carrière et de pouvoir d'achat". Le ministre a annoncé également l'envoi prochain d'une "feuille de route" sur la réforme du lycée.
Vendredi, il a signé un protocole d'accord sur la rénovation de la voie professionnelle en lycée, avec le Snetaa-Eil, majoritaire dans l'enseignement professionnel, le SNPDEN-Unsa Education, majoritaire chez les chefs d'établissements, et l'ID-FAEN (chefs d'établissements également). Cet accord a notamment pour but de "hausser le niveau général de formation en développant fortement l'accès au baccalauréat professionnel en trois ans" (au lieu de quatre actuellement).
A la suite de la journée d'action de samedi, les fédérations de l'Éducation ont prévu de se réunir à nouveau pour "décider des suites de l'action en fonction des réponses qui seront apportées par le gouvernement et en particulier, par le ministre de l'Éducation". |
|  | | Léo Admin

Age : 18 Inscrit le : 07 Mai 2008 Messages : 134 Localisation : Non loin de Limoges
| Sujet: Re: manifestations du 24 Mai Sam 24 Mai - 18:20 | |
| Enseignants, parents d'élèves et lycéens ont à nouveau manifesté partout en France samedi pour protester contre les suppressions de postes à la rentrée et la politique éducative du gouvernement, mais la mobilisation a été moindre que celle espérée par les syndicats.
Au total, entre 15.670 (police) et 22.680 (organisateurs) personnes ont manifesté, selon un comptage non exhaustif effectué à 17H30 par les bureaux de l'AFP en province et à Paris. Le ministère de l'Intérieur a dénombré 18.400 manifestants sur le plan national.
Dans la capitale, ils étaient entre 4.000 (police) et plus de 7.000 (organisateurs) à battre le pavé.
En province, hormis à Nantes (entre 6.500 personnes selon la police et 12 à 15.000 selon les organisateurs) et Toulouse (entre 1.500 et 4.000 personnes) les cortèges étaient peu fournis.
Ils n'étaient qu'entre 920 à 1.500-2.000 personnes à Rennes, 800 à 1.500 à Lyon, 300 à 500 à Marseille, 450 à 1.500 à Saint Etienne, entre 360 et 1.000 à Bordeaux, 250 à 300 à Lille, ou encore entre 140 et 300-500 à Strasbourg.
"La mobilisation est effectivement plus faible, c'est indéniable, mais elle s'explique par le fait qu'il s'agit de la quatrième journée d'action en 10 jours. Ce samedi marque plutôt un maintien du mouvement", a déclaré à l'AFP Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU (majoritaire dans l'Education), à l'issue de la manifestation parisienne.
Organisée un samedi pour faciliter la venue des parents d'élèves, cette journée intervenait 10 jours après la journée de grève et de manifestations du 15 mai, une semaine après la manifestation nationale à Paris de la FSU, ou encore deux jours après celle pour les retraites.
Les manifestants ont répondu à l'appel de 19 organisations, dont la FCPE (parents d'élèves), cinq fédérations de l'Education, l'UNL et la Fidl (lycéens), l'Unef (étudiants), qui protestent contre les 11.200 suppressions de postes (1,2 million de personnes travaillent au total dans l'Education, ndlr) inscrites au budget 2008 pour la rentrée et les milliers d'autres - environ 20.000 estiment les syndicats - annoncées pour les rentrées suivantes.
Interrogées sur la suite de la mobilisation, la FSU et l'Unsa-Education ont affirmé à l'AFP que les fédérations de l'Education devraient "vraisemblablement se retrouver mardi soir pour décider des suites de la mobilisation".
Une intersyndicale Fonction publique, déjà fixée à mardi, doit décider d'une éventuelle nouvelle journée d'action début juin. "Si quelque chose est décidé de ce côté, nous verrons comment nous y intégrer", a affirmé Patrick Gonthier (Unsa-Education).
De son côté, le ministre de l'Education Xavier Darcos, qui a répété à maintes reprises qu'il ne reviendrait pas sur les suppressions de postes, a donné rendez-vous aux syndicats lundi sur le seul sujet du projet de loi instaurant un droit à l'accueil des élèves dans le primaire les jours de grève.
Un sujet perçu comme une "provocation" par les enseignants.
A noter que de nombreux slogans et pancartes dans les cortèges dénonçaient également les projets de programmes du primaire symboles selon les syndicats d'"une vision passéiste et rétrograde de l'école".
"Vive le retour des programmes de 1923", pouvait-on lire dans le cortège parisien. A Bordeaux, une leçon de morale était donnée sur un tableau noir: "Morale: Tu ne voleras pas. Exemple: X. Darcos a volé 11.200 postes à l'école. C'est mal"
source : la croix |
|  | | |
| Page 1 sur 1 |
| | Permission de ce forum: | Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum
| | |
| |